mardi 27 mai 2008

Infos

La cigarette, un grand danger
Selon une recherche établie dernièrement par l'association tunisienne des maladies respiratoires et les laboratoires "Novartis", le tabac tue près de sept mille tunisiens par année.

Explosion d'une bombe qui a causé un décès
Un homme est mort dimanche dans les environs d'El Hamma dans le sud suite à l'explosion d'une bombe datant de... La deuxième guerre mondiale. La victime vivait de la recolte de vieux métaux et de leur revente. Il tentait de ramasser une masse métallique à l'aide d'un marteau lorsque l'engin a explosé, l'homme est décédé sur le champ des suites de blessures graves.
Il est à noter que cette région était le théatre de batailles entre les Britaniques et les Allemands il y a 65 ans.

lundi 26 mai 2008

Les traces de la langue

J'aimerais, cette fois-ci, souligner l'influence de la langue arabe sur d'autres langues européennes afin de faire partager à mes lecteurs certaines connaissances acquises grâce à quelques lectures. Encore une fois je m'excuse de ne pas pouvoir écrire avec un clavier en arabe.
Tout d'abord, et parce que j'en ai parlé avec un ami récemment, l'origine du mot "arabe" vient du mot "3araba" ce qui veut dire caravane, il faut dire que les arabes étaient des nomades du désert qui migraient en caravanes. By the way, le terme "hébreux" ou "3ibri" vient du verbe arabe "3abara, ya3bourou" parce que les hébreux à l'origine étaient une peuplade qui avait traversé le Tigre et l'Euphrate (nahr Dejla wal Fourat). Les mots shabat et shalom ressemblent étrangement à sabt et salim, à savoir qu'en hébreux il n'y a pas de ponctuation et que du temps de l'expansion musulmane on ne ponctuait pas, le "sh" se confondrait avec le "s" . C'est dire que la langue était très ressemblante.
De retour à mon sujet, et sachant qu'une certaine partie de l'Europe était arabophone, il m'est impossible dans ce contexte de ne pas traduire des noms de quelques villes d'andalousie (Al Andalos), je peux nommer Cordoba (9ortouba), Toledo (toulaytila), Granada (gharnata), Malaga (meli9a), Valladolid (baladou al walid), Seville (chbilya), Gibraltar (jabal tarak) et le fleuve Guadalquivir (al wed al kabir). Certains mots en espagnol sont impregnés de l'arabe dont notamment la fameuse azeitouna (l'olive) et hasta (7atta). On utilise aussi aujourd'hui des noms d'origine arabe pour désigner certains endroits comme l'alhambra (al 7amra) ou alcazaba (al 9asaba) ou encore alcazar (al 9asar).
En sciences, on sait que le mot algèbre vient de "al jabr", le calcul se fait de droite à gauche dans le monde entier, c'est à dire dans le même sens que l'écriture des langues sémitiques lorsqu'on utilise les chiffres communs (chiffres arabes). En passant, le mot "chiffre" vient de Sifr qui veut dire zéro. Les arabes étaient parmi les premiers à utiliser le zéro et développer son utilisation. La racine carrée vient de l'arabe, son symbole vient de la lettre arabe "jim" qui est la première lettre de "jidhr tarbi3i" (racine carrée). l'alchimie et la chimie viennent de "Al kimia", l'alcool en anglais alcohol vient du mot "al ko7l" qui est le singulier de "kou7oul". L'abricot au proche orient était appelé "al bor9ou9" du temps des croisades. l'alambic était "al imbi9". Et j'en passe des exemples, sans doute je vais pouvoir m'en rappeler apres... Et même avec le colonialisme français et anglais ou encore l'immigration massive d'arabophones en Europe, surtout des maghrébins, la langue arabe continue de pénetrer d'autres langues. Je pense à "toubib", "cleb" et "kif kif".
La fierté que nous portons à notre langue nous pousse à affirmer aux autres qu'elle est arrivée à toucher bien du monde, mais nous avons tendance à oublier que c'est réciproque. Aujourd'hui la langue arabe elle même s'est impregnée, au fil de l'histoire, d'autres langues. Et pas seulement la langue litérraire car même dans l'arabe dialectique en Tunisie, de nombreux mots sont d'origine française ou italienne par exemple comme foussi (fossé), zoufri (ouvrier), bacou (paquet), borsiena (persienne) etc...
C'est à dire que nous ressentons le besoin de dire que notre langue a un effet sur d'autres comme si nous avions quelque chose à prouver pour pouvoir s'affirmer mais nous omettons souvent de reconnaitre, du moins à ce que je vois, que notre langue aussi subit des influences externes. De toutes façons, c'est normal et il n'y a rien d'impressionnant à cela puique toutes les langues évoluent et interagissent entre elles avec les échanges culturels. En fin de compte, ce qui est intéressant dans tout cela, c'est d'apprendre l'étymologie des mots et leurs sens d'origine.

samedi 24 mai 2008

Stop à l'amalgame

Lors d'une récente discussion j'ai eu à parler du conservatisme en Tunisie, j'en suis arrivé à être en désaccord avec mon interlocuteur sur le sens même du conservatisme. Malhereusement, certains font l'amalgame entre le conservatisme d'une part et le conservatisme religieux de l'autre. Plusieurs prennent pour prétexte pour défendre leurs idéaux islamistes le fait qu'ils sont tout simplement conservateurs à la façon du "parti conservateur" au Canada.
À mon avis, le conservatisme n'est pas forcément religieux, un conservateur peut être un athé tout comme un libéral ou un réformiste pourrait être très religieux. Pourquoi faut-il absolument qu'en tunisie, lorsqu'on est très attaché aux valeurs musulmanes et que l'on veut les appliquer à toute la société, on se considère automatiquement conservateur ? Aussi ne peut-on pas être conservateur sans pour autant mêler la religion à tout ce qui concerne la société ?
Un conservateur tunisien peut être aussi très attaché à notre culture tunisienne, à nos origines, nos traditions et notre histoire sans pour autant mêler l'Islam à tout cela. Notre identité n'est pas uniquement religieuse à mon humble avis, il n'y a pas qu'un seul facteur pour déterminer l'identité nationale.
Voici la définition du conservatisme que j'ai retrouvé sur internet :"tendance à refuser tout changement, à vouloir maintenir un univers identique à celui qui existe, spécialement sur le plan politique et social".
Et ce n'est pas parce que George W. Bush est reconnu comme étant un conservateur et très croyant à la fois qu'un conservateur américain est forcément quelqu'un qui milite pour répandre sa religion. En clair, l'islam politique n'est pas nécessairement du conservatisme de même que le conservatisme n'est pas nécessaireent l'islam politique. Alors, aux islamistes qui essayent de se faufiler derrière le rideau du conservatisme pour se couvrir, je leur dit qu'il s'agit d'un argument en carton !

jeudi 22 mai 2008

On frise le ridicule !

Je viens de savoir par l'intermédiaire de l'agence UPM qu'un parti d'opposition tunisien, en l'occurence le parti démocrate progressiste (PDP), condamne la visite d'israéliens à la synagogue de la Ghriba à Djerba à l'occasion du pèlerinage annuel. Il demande au gouvernement tunisien d'arrêter l'organisation de visites annuelles de responsables et médias israéliens en Tunisie pour participer à cet évènement.
C'est ce même parti qui avait voulu entamer une manifestation en plein centre-ville de Tunis il y a un an et demi à cause de la pendaison de Saddam Hussein, en tant que tunisien je me demande encore à quoi m'aurait servi de manifester pour un Irakien, qui plus est un ancien dictateur... Malgré tous mes respects envers le peuple Irakien qui ne mérite pas ce qu'il est en train de subir par ailleurs. C'est aussi des membres de ce même parti qui se sont associés à des islamistes convaincus lors du fameux "mouvement du 18 octobre" et qui continuent de primer l'arabité et l'islamité sur l'ensemble de notre identité tunisienne propre à nous tunisiens.
Je compatis tout de même avec le militantisme des membres du PDP qui ont tout de même souvent eu à défendre des nobles causes, celles de l'égalité, des libertés et de la justice. Néanmoins, ces mêmes militants frôlent le ridicule aujourd'hui suite à cette annonce officielle concernant la visite de pèlerins juifs israéliens. Nos liens profonds et notre puissante solidarité avec les palestiniens et les libanais aujourd'hui ne doivent en aucun cas altérer nos rapports avec les anciens juifs de tunisie et Israel. Nous ne sommes pas en état de guerre à ce que je sache et un peu de tolérance ne ferait de mal à personne. La tunisie a la réputation d'être accueuillante, qu'elle le reste !

ps : en passant, c'est eux les premiers perdants puisqu'ils perdront tout soutient de la part des américains.

Des idées préconçues...

Pour répondre à certaines prises de positions catégoriques à l'égard de la consultation nationale concernant les jeunes et parce que j'ai, à maintes reprises, ressenti une désolante frustration par rapport à la situation que vivent aujourd'hui les jeunes tunisiens, j'ai pensé m'exprimer sur ce sujet qui me tient à coeur.
N'en déplaise à tout le monde la jeunesse tunisienne, dont je fais partie, souffre d'un mal flagrant. Il s'agit du manque de culture politique. Qu'est ce que la culture politique ? Loin de moi l'idée de donner des leçons aux autres mais il faut éviter les incompréhensions. À mon sens la culture politique est un ensemble de savoirs relatif à tout ce qui concerne les décisions politiques, les activités politiques, la gouvernance de l'Etat, les idéologies, les partis, les mouvances, la vie politique et les politiciens en général et j'en passe...
Le comble de l'histoire est que la situation n'est pas prête de s'améliorer, pire même, elle ne fait qu'empirer au vu de ce que j'ai personnellement vécu au sein de mon entourage. Des camarades, des compatriotes, des connaissances, des amis et même des membres de la famille que j'ai rencontré ne s'intéressent tellement pas à tout ce qui touche à la politique que cela me pousse à me poser des questions sur les raisons de cette paranoia récurrente. Pourquoi la réponse est-elle souvent :"changeons de sujet", ou encore : "la politique ne m'intéresse pas" ou bien même :"fais attention on risque de nous écouter" ? Et pourtant, la politique est sensée concerner tout le monde. Elle n'est pas destinée à seulement une élite mais à tout un peuple à ce que je sache. D'autant plus que ça arrive même lorsqu'il n'est pas nécessairement question de critiquer qui que ce soit (certains seraient sûrement tentés de dire que telle ou telle personne n'apprécierait pas d'être blâmée et qu'il vaudrait donc mieux éviter de critiquer la politique dans notre pays) . Nous avons été habitués à éviter ce sujet qui est devenu extrêmement tabou. Si l'on rajoute à cela les années passées à supporter des médias de très basse qualité, cela mène à une sorte d'ignorance de tout ce qui se passe d'important dans le pays, c'est à dire tout ce qui touche la population à bien des égards. Et pourtant, contrairement à ce que j'ai vécu avec les jeunes qu'ils soient plus agés ou moins agés que moi, environ les trente/trente-cinq ans et plus allant jusqu'aux plus agés semblent plus aptes et plus ouverts aux discussions dites sérieuses comme si ils étaient en quelque sorte déjà "rodés".
Il va sans dire que tout cela concerne uniquement mon entourage assez élargi. Enfin, là où je veux en venir, c'est que cette consultation de la jeunesse, même si on suppose qu'elle ne nous donnera pas de résultat concret, que le message exprimé par les jeunes restera peut-être sans écoute réelle et qu'elle ne soit pas prise au sérieux... Au moins elle aurait eu le mérite de créer un espace de dialogue (totalement libre ou pas est une tout autre histoire) qui permet en fin de compte d'avoir l'occasion de discuter de la politique en tunisie sans avoir à interrompre les interventions de chacun sous prétexte qu'il en parle.
Alors de grâce, laissons les préjugés concernant cette consultation de coté et soyons nombreux à participer au dialogue qui, et j'en suis sûr, ne fera de mal à personne. Nous avons assez parlé de foot, de moeurs, de mécanique et de divertissements. Maintenant passons au choses qui nous concernent plus, passons à la première étape importante qui est avant tout de participer aux dialogues qui servent avant tout la mère patrie Tounes.

mercredi 21 mai 2008

Aterissage dans le monde de la blogosphere !

Les blogs ne me disaient rien du tout jusqu'à maintenant, on verra ce que ça va donner et si je vais continuer à y écrire... Je devrais plutôt dire amerissage à la place puisqu'il s'agit encore d'internet. C'est toujours bon d'écrire, écrire nous permet de sauvegarder les idées qui passent et qui ne repassent pas forcément.
Sur ce, je n'ai pas grand chose à dire, à part que je n'ai pas de clavier en langue arabe et que j'userai surtout de la langue de molière sur ces pages. J'ajouterai seulement que je souhaite la bienvenue à tous ceux qui viennent visiter ce tout nouveau blog qu'ils soient nombreux ou pas et je les remercie à l'avance pour leurs comments (si il va y en avoir).