Un message que j'ai rédigé le 1er aout sur le forum de http://www.tunisie-foot.com/ concernant l'affaire Tarak Dhiab a été repris et posté sur plusieurs sites dits "d'opposition" sans mon autorisation, notamment sur le site http://www.tunisnews.net/ (interdit d'accès en Tunisie) en date du 3 aout. Ce qui me dérange, ce n'est pas le fait que ce soit repris mais plutôt le fait que je ne sois pas mis au courant avant, surtout sachant que tout article qui y est affiché peut être considéré comme critique envers le pouvoir.
Que ce soit clair, je ne suis ni un opposant, ni un partisan du régime actuel en Tunisie. Je suis un tunisien qui veut tout simplement avoir ses droit et dénoncer les injustices que subissent des hommes comme Tarak Dhiab, ou même des sites comme Tunisnews (même si plusieurs articles qui s'y trouvent me déplaisent). Néanmoins, j'ai aimé le fait que mon article soit mis juste après celui de Fethi El Mouldi, ça montre à quel point notre journalisme est médiocre. Voici d'abord, un article tiré d'un journal tunisien, ensuite celui d'El Mouldi paru dans le journal "Le temps" et enfin le mien (j'ai décidé qu'à mon tour je ne demanderai pas la permission) :
M.Slama critique le silence de la presse dans "l'affaire Tarak Dhiab"
29-07-08 :
Dans son point de presse tenu lundi après-midi au siège du CNOT, au Centre sportif et culturel de la Jeunesse d'El Menzah VI, M.Abdelhamid Slama, président du Comité national olympique tunisien était revenu sur l'affaire Tarak Dhiab qui avait refusé de serrer la main à M.AbdallahKaabi, ministre de la Jeunesse , des Sports et de l'Education physique dans la cérémonie de remise des médailles et du trophée ayant suivi lafinale de la Coupe de Tunisie, le 5 juillet au stade 7-novembre de Radès. M.Slama s'est étonné du silence passif des médias du pays dont aucunn'a commenté l'épisode. "Pourtant, l'acte est suffisamment grave et répréhensible, a-t-il dit, car il y a l'autorité et leprestige de la fonction de ministre qui ont été bafoués par un telgeste." a rappelé M.Slama, qui a souligné que "nous vivons une crise de dirigeants. Tant quel'encadreur lui-même a besoin d'être encadré, il y a fort à craindre que la presse sportive va tendre d'une façon ou d'une autrevers la médiocrité, emportée par la tendance générale", a-t-ilprévenu. M.Slama a fustigé les déclarations données à chaud aux médias, source detensions, et l'attitude exhibitionniste devant les caméras de quelques responsables sportifs qui ne font qu'attiser le feu.
L’affaire Tarek Dhiab : Retour à la raison
Par Fethi EL MOULDI
« L'affaire Tarak Dhiab » (un bien gros mot mais il est le reflet de bien des maux) aurait dû rester un simple fait divers mais comme on est en été, pas en hiver, elle a pris une étrange et anormale ampleur.
En effet Tarak a fait un geste (plutôt il n'a pas fait un geste) condamnable car au-delà des conflits ou des mésententes, il y a le respect des institutions (un respect sacré) qui dépasse les personnes.
Il aurait pu (dû) s'en excuser et l'incident aurait été clos d'autant plus qu'on est dans le domaine sportif dominé par la tolérance et l'esprit sportif.
Malheureusement l'incident est sorti de son cadre, relayé par les médias, il est devenu une « affaire » et les dérapages, de partout, ont accentué à polluer l'air, chacun mettant son grain de sable alors qu'on espérait des attitudes plus affables.
Nous pensons, honnêtement, que la raison doit l'emporter, qu'il ne faut pas se laisser emporter, que l'abcès doit être crevé: Tarak doit parler, les excuses doivent être présentées et acceptées, les cœurs doivent être purifiés et c'est notre football - un football sain - qui va gagner...
[EST] Tarek Dhiab vice-président déchu,Officiellement démission, officieusement licencié.Raisons enore floues
Par 3loulou-
J'appelle cela le triumvirat du football tunisien, il s'agit du trio Chiboub, Slama et Kaabi. La pseudo élection du bureau fédéral de la FTF et la précédente nomination de Ali Labiadh était chapeautée par ces trois énergumènes. Ces trois personnes font du footbal Tunisien ce qu'elles veulent.
Chiboub, gendre du président, est toujours actif avec son poste au sein de la FIFA qu'il a eu d'une façon honteuse et qui l'avait poussé à quitter la présidence de l'EST.
Kaabi avec sa langue de bois et son poste de ministre de la jeunesse et des sports qui n'est même pas sensé interférer dans les affaires internes de la FTF.
Slama, ex-conseiller et protégé du président de la république qui fut parachuté à la tête du comité national olympique tunisien et qui du jour au lendemain a commencé à faire la une des articles sportifs de la presse tunisienne comme par enchantement, comme si il venait de sauver le sport en Tunisie.
Ces trois personnes font ce qu'elles veulent en interaction entre elles mêmes.
Un beau jour un certain Tarak Dhiab, homme sûr et honnête, élu meilleur footballeur du 20ème siècle en Tunisie et pourvu d'un don inné, celui de maîtriser le football et ses rouages, ce Mr Dhiab ose critiquer le système puisque c'est son droit et exprime tout haut ce que tout le monde pense tout bas, à savoir que le ballon de foot est pourri de l'intérieur en Tunisie, telle une belle pomme remplie de verres de terre.
Cet homme , dans un pays civilisé et un Etat de droit ne serait pas limogé de n'avoir pas salué un ministre. Cet homme, qu'il ait eu tort ou pas est libre de penser et de s'exprimer et surtout d'exercer les fonctions qu'il veut. Le plus grand perdant dans tout cela, il est vrai c'est l'Espérance mais c'est surtout et avant tout le football tunisien.
Comme le diraient certains :"Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître". Un temps où les instances sportives tunisiennes étaient mieux gérées. Un temps où nous avons au moins réussi à avoir une médaille d'or olympique et une victoire en coupe du monde de football...
Laissons Tarak travailler tranquillement et dire ce qu'il pense et saluer qui il veut. C'est son droit. Et gardons la politique hors du terrain sportif.
Vive le sport, vive la Tunisie
post scriptum : J'avoue que je n'avais pas prévu la médaille d'or d'Oussama Mellouli (qui m'a fait vivre des sensations de joie et de fierté intenses soit dit en passant). De même, après relecture et non par crainte, je regrette d'avoir traité messieurs Chiboub, Kaabi et Slama d'énergumènes. Après tout ce sont des personnes que je n'ai jamais rencontré. Et pour ce qui est de Tarak Dhiab, à ce qu'il parait, il devrait comparaitre devant la justice cantonale de Tunis le 4 octobre prochain pour avoir tenté de corrompre un fonctionnaire de l'Etat..